
Le moustique Aedes aegypti ne ressemble pas aux autres. Il pique en plein jour, il se reproduit dans un simple couvercle d’eau, et il transmet la dengue. Cette une maladie qui circule au Togo depuis 2023 et qui est beaucoup confondu avec le paludisme. Avec la nouvelle saison des pluies qui approche, le risque est réel. Voici ce qu’il faut savoir — et ce qu’il faut faire.
La dengue n’est pas une maladie lointaine. En 2023, le ministère togolais de la Santé a confirmé des cas dans les régions Maritime, des Savanes et des Plateaux. En 2024, l’OMS au Togo a inscrit la dengue parmi les épidémies ayant nécessité une riposte d’urgence. Et une étude menée dans la région de Kara révèle que 17,4 % des patients fébriles testés étaient porteurs du virus dengue, sans même le savoir.
La chaleur, l’humidité et les eaux stagnantes constituent les conditions idéales pour la prolifération du moustique Aedes.
Le moustique Aedes : comment le reconnaître ?
Contrairement au moustique anophèle, vecteur du paludisme, le moustique Aedes aegypti a des habitudes bien particulières. Il est petit, noir avec des rayures blanches sur le corps et les pattes. Il ne pique pas la nuit : il est actif en plein jour, principalement tôt le matin et en fin d’après-midi. Et il ne cherche pas les marécages, il se reproduit dans les petits gîtes d’eau claire : soucoupes de plantes, pneus usagés, gouttières bouchées, récipients oubliés.
C’est ce qui le rend particulièrement dangereux en milieu urbain. Il est partout, discret, et la plupart des personnes piquées ne réalisent pas immédiatement qu’elles ont été exposées.
Symptômes de la dengue A ne pas confondre avec le paludisme
La dengue se manifeste généralement 4 à 7 jours après la piqûre. Les signes caractéristiques :
En cas de symptômes, consultez immédiatement un professionnel de santé. La dengue n’a pas de traitement spécifique; la prise en charge précoce est déterminante pour éviter les complications graves.
Prévenir, c’est agir avant la piqûre
La bonne nouvelle, c’est que le moustique Aedes est vulnérable à une gestion sérieuse de l’environnement. Supprimer les gîtes larvaires, traiter les espaces à risque sont des actions concrètes qui réduisent significativement le risque d’exposition.
Pour les ménages, tout commence par l’élimination de tout récipient pouvant retenir de l’eau stagnante.
Pour les entreprises (hôtels, restaurants, cliniques, entrepôts) l’enjeu est plus large : exposition non seulement des collaborateurs, mais aussi des clients, tout en engageant la responsabilité de l’établissement.
Dans les deux cas, faire appel à un professionnel spécialisé n’est pas un luxe. C’est une décision de gestion des risques.
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